Le Premier Tatoo de Floppy ☆

Le 1er avril 2015

Bon, voilà, j’ai décidé de tenir un petit carnet de bord de mon premier tatouage pour immortaliser un peu mon expérience et peut-être vous aider vous-même, répondre à vos questions, vous donner un témoignage… Enfin bref !

Il faut savoir que depuis mes… 13 ans ? je suis folle amoureuse du monde de Tolkien, et très vite j’ai été fascinée par la calligraphie elfique. En cherchant sur internet, je suis vite tombée sur d’autres fans qui se faisaient tatouer dans cette langue, et je suis tombée amoureuse de l’idée. Celle-ci est restée diffuse jusqu’à mon entrée au lycée, où elle a commencée à prendre consistance, et en terminale, c’était décidé: j’allais me faire tatouer !

Pendant trois ans, j’ai un peu galéré sur la forme: pour ceux qui ne le savent pas, l’elfique n’est pas une langue totale et achevée, Tolkien n’en a pas eu le temps, et même si elle est très riche, elle n’est pas complète et certains mots n’existent pas car l’auteur ne les a pas crées. Donc bon, après de multiples recherches et l’achat d’un dictionnaire elfique [oui, oui !] je suis arrivée sur un problème: la traduction ‘correcte’ de la phrase que j’avais choisie, tirée d’un poème du Seigneur des Anneaux, ben esthétiquement, elle était pas terrible… Mais une autre traduction moins correcte, basée sur une transcription phonétique dans l’alphabet elfique, elle, était plus jolie.

Dilemme cornélien qui a duré deux ans, avant que je me décide pour la traduction phonétique: un tatouage est avant tout fait pour être esthétique, et après tous mes efforts de traduction, j’avais bien le droit de faire ce choix, d’autant plus que je doute croiser un jour quelqu’un capable de lire couramment mon tatouage, si ?

Et donc voilà, après un an d’idée fixée et figée et de préparation mentale à ce tatouage et de recherche de salon, j’ai opté pour un salon à Montpellier, Badabing, conseillé par une amie déjà bien tatouée, qui venait prendre rendez-vous en même temps que moi. Le salon regroupe plusieurs tatoueurs, certains pro, d’autres encore apprentis, qui ont tous un style différent, et qui touche donc un peu tous les goûts. Ils font des choses très sympas, je vous laisse en juger vous-même !

En entrant dans le salon, j’ai été agréablement surpris par son apparence loin du cliché glauque avec de la musique à fond et pas de lumière. Non, la décoration était géniale, avec plein de détails drôle, tout était bien ensoleillé et ouvert, et ça m’a plu: le tatoueur qui s’est présenté était souriant, gentil et je me suis sentie en confiance tout de suite! J’ai donc pris rendez-vous pour presque un mois plus tard, période de révision de mes concours, et je vous propose ici de suivre un peu mon aventure de tatouée !

≫ Jour J

Un peu stressée le Grand Jour, mais j’ai réussi à dormir 12h cette nuit, et bien reposée, on supporte bien mieux la douleur il paraît ! Je m’accorde un petit déjeuner de reine, bien complet, au lit devant un film. J’ai rendez-vous à 13h, et j’essaie de me tenir occupée. A midi, avec l’amie qui m’accompagne à ma séance, on se fait un énorme hamburger: c’était le conseil n°2 lu à peu près partout: bien manger, et on peut dire que je me suis lâchée !

En bavardant et riant avec mon amie, j’oublie peu à peu mon stress, et j’arrive très détendue au salon. Le tatoueur est déjà en train de se préparer et me fait patienter quelques minutes avant de venir vers moi, tout sourire. Nous reprenons ensemble le motif que je lui ai apporté, en discutant des petites modifications possibles par rapport à la longévité du tatoo.

Vient ensuite l’étape du calque: ce petit papier, un peu comme les malabars, sur lequel ton motif se trouve et qu’il va poser sur ta peau pour suivre le modèle. Petite tension sur mon motif: quelle forme suivre pour bien faire droit par rapport à mon pied ? Après deux essais de pose et la demande de l’avis d’un de ses collègue déjà en train de tatouer quelqu’un, nous parvenons à une position qui nous convient à tous les deux, et cette étape me rassure énormément: elle prouve à quel point il est consciencieux et veut bien faire !

C’est donc rassurée que je m’installe sur la table, mon amie à mes côtés. Le vrai moment de pression vient au moment où il me dit « c’est parti », mais, vu que c’est mon premier tatouage, il me prévient qu’il va d’abord faire un premier trait pour que je vois l’effet que ça fait… Et là, surprise générale ! Tout ce qu’on m’avait dit sur la douleur, d’autant plus à l’endroit où je voulais le faire m’était tellement monté à la tête qu’à force d’en faire tout un plat… Ben j’ai rigolé. Je m’étais imaginé une telle douleur que le petit tiraillement que je ressentais était dérisoire à côté ! Et honnêtement, mis à part quelques traits plus sensibles, la douleur était parfaitement gérable, et je dois avouer que pour m’être fait percer le cartilage plusieurs fois, ça fait plus mal que ça ! Mais évidemment ce n’est que mon ressenti, je ne donne aucune vérité générale et le rapport à la douleur est différent pour chacun ! Mais honnêtement, je crois qu’il valait mieux que je me monte la tête comme ça avant: à attendre le pire, on est souvent rassuré !2SelRak au travail… Allez voir son boulot, il est cro fort!  #CoucouMonCuissot

Et donc nous voilà partis pour une heure de tatouage durant laquelle nous avons bavardé avec mon amie, mon tatoueur et le tatoueur et le tatoué de la table à côté, dans une bonne ambiance, avec des blagues et des rires. Je me suis sentie très bien, à l’aise, et ce moment a été super.

Une fois mon tatouage immortalisé en photo et les consignes d’entretient expliquées, je suis donc libre de partir, après avoir acheté la crème conseillée et vendue par le tatoueur [qui m’a avancé 1€, tellement j’avais plus de monnaie, merci Charles !] Le retour se fait clopin-clopant en chaussette avec mon amie, ma vans appuyant trop sur le tatouage. A la maison, je nettoie comme prévu mon tatouage à l’eau chaude et met une couche de crème: me voilà partie dans les joies de la cicatrisation, mais qu’importe, je suis sur un petit nuage de bonheur dès que je vois mon pied !

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Salut, beauté ! ღ

≫ Jour 1

La première nuit, par sûreté, je dors le pied hors de la couverture, et donc il est gelé ! Pas de douleur, le tatouage est encore un peu rouge mais tout va bien, je n’ai pas mal, et l’après-midi je pars travailler à la BU tranquillement. Là bas, je me mets quand même pied nu, pour être plus à l’aise. Bon, j’avoue, je galère un peu à marcher, plus par peur d’appuyer sur le tatoo que par douleur réelle !

Le soir, j’appelle ma mère pour lui annoncer la bonne nouvelle, et je suis heureuse qu’elle n’explose pas de colère. Elle est plutôt résignée, et bien qu’elle n’approuve pas, je ne regrette pas mon choix !

Au niveau des soins, c’est assez simple: laver 1 à 2 fois par jour avec du savon doux, personnellement je rince aussi à l’eau tiède quand mes pieds commencent à être cracras à force de marcher pieds nus partout, puis un peu de crème [la mienne c’est Easy Tattoo], de 1 à 3 fois par jour. Ca aide quand le pied commence à tirer comme s’il était tout sec je trouve ! J’évite d’en mettre trois tonnes par contre, une amie en avait tellement mis que son tatouage s’effaçait ! Il est important de le laisser respirer, donc une couche assez fine suffit amplement ! Et il faut essayer de le laisser à l’air libre le plus souvent possible, toujours pour le laisser respirer un peu !

Je me suis crée un petit reposoir de pied pour la nuit: un carton troué, que je mets sur ma couverture pour que mon pied ne soit pas en contact avec la couette mais ne se les gèle pas non plus ! J’ai l’air débile, mais ça me fait rire !

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Bamboléooooo !

≫ Jours 2 à 15

On m’avait promis de la lymphe, du bavage d’encre sur mon tatouage et toujours rien, j’en serai presque déçue dis donc ! Par contre, au bout du 4ème jour, ça commence à gratouiller… Désagréable donc, haha ! Plus le temps passe, plus ça me gratte… 6ème jour et je commence à devenir doucement folle. Ca gratte de manière diffuse, presque continuellement, et c’est dur de pas y penser. Quand je touche mon tatouage, ça fait une petite renflure dure, comme une croûte et j’appréhende un peu la phase où ça va peler… Mais toujours aucune bavure en vue mon capitaine, sur ce point là, ça va: une amie qui s’est fait le bras a son motif imprimé sur le matelas ! La démangeaison par contre, c’est terrible, surtout le soir au moment de s’endormir.
La petite croûte qui couvrait mon tatouage est tombée petit à petit, mais toujours aucune bavure ni peau pelée ni rien… Je dois avoir la cicatrisation facile, quelle chance !
Petit à petit se dévoile donc mon tatouage, plus fin qu’il ne paraissait à cause de cette croûte justement, et je suis folle amoureuse de lui !
Par contre, quelques retouches vont être nécessaires je crois, les traits sont par endroits peu marqués, mais c’était prévu dans le contrat donc je ne me fais pas de soucis à ce sujet !

≫ Suite et Fin

Et donc, je vous écris la suite de cet article en septembre, haha! Alors, après la longue cicatrisation qui grattait plutôt pas mal, il s’est avéré que plusieurs traits de mon tatouage s’étaient effacés; du coup, rebelote: j’ai du retourner faire des retouches, comprises dans le prix de base du tatouage ! Et là, mamma mia, j’ai eu MAAAAAAAAL!
Tout d’abord parce que le tatoueur va plus ‘profond’ dans la peau, pour bien encrer ce qui ne tenait pas. Peut-être aussi parce que j’étais plus fatiguée… Quoi qu’il en soit, cette fois j’ai eu mal! Plus retour à la case départ de la cicatrisation, avec ses joies et ses grattages (bonheur de ne pouvoir porter que des ballerines pendant deux semaines, hahaha)…
Et aujourd’hui, même si quelques traits sont encore imparfaits, je suis très contente de mon petit bébé! Il est possible que l’année prochaine je retourne faire quelques retouches, même si Pauline m’assure que je suis la seule à voir les petites imperfections du trait… en même temps, le pied n’est pas une surface ‘tranquille’ pour un tatouage, mais qu’importe!
Et évidemment, ce n’est pas un mythe, je commence à avoir de nouvelles envies tatouages… Mais ça, ce sera pour plus tard, car je pense que le plus important, c’est de se laisser le temps de réfléchir et d’être sûre pour passer le cap de l’encre… La preuve, après 7 ans d’attente, je ne regrette pas une seconde le mien!

bbMon Bébé d’amûûûr ♥

Et vous? Des envies de tatouages en particulier? Des questions à me poser? N’hésitez surtout pas!

Bisous encrés,
Floppy ! 

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